
Guide complet des protéines végétales : sources, portions, recettes
Les protéines végétales sont un sujet passionnant et crucial pour quiconque souhaite adopter ou maintenir un régime végétarien. Qu’on soit végétarien, végan ou simplement intéressé par la réduction de sa consommation de viande, il est essentiel de savoir où trouver ces protéines, quelles quantités consommer et comment intégrer ces différents aliments dans des repas équilibrés. Dans cet article, nous aborderons les bases des protéines, les diverses sources végétales, l’importance d’une alimentation variée et nous vous proposerons des idées de recettes faciles à mettre en place au quotidien.
Réponse courte pour les plus pressés : une alimentation végétale variée couvre sans difficulté les besoins en protéines d’un adulte. L’Organisation mondiale de la santé situe l’apport protéique adéquat autour de 10 à 15 % de l’énergie quotidienne, soit environ 50 à 75 g par jour pour une personne consommant 2000 kcal. Légumineuses, céréales complètes, graines, fruits à coque et produits à base de soja suffisent à atteindre ce niveau, à condition de diversifier les sources au fil des repas. Le reste de ce guide détaille les meilleures sources, les portions repères et quelques recettes concrètes. Si vous débutez, notre placard idéal du végétarien débutant complète bien cette lecture.
Comprendre les protéines et leur rôle
Les protéines sont des macronutriments essentiels pour le bon fonctionnement du corps humain. Elles sont constituées d’acides aminés. On recense une vingtaine d’acides aminés impliqués dans nos protéines, dont neuf considérés comme essentiels : l’histidine, l’isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, le tryptophane et la valine. Notre organisme ne peut pas les synthétiser en quantité suffisante, il faut donc les apporter par l’alimentation. Voici quelques fonctions clés des protéines dans votre organisme :
- Construction et réparation des tissus (muscles, peau, ongles et cheveux).
- Participation à la production d’enzymes et d’hormones.
- Renforcement du système immunitaire.
- Source d’énergie secondaire après les glucides et les lipides.
Pour une bonne santé, il est important de s’assurer d’un apport protéique adapté. La valeur de référence la plus citée est de 0,8 g de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour pour un adulte en bonne santé. L’Organisation mondiale de la santé exprime la même idée en pourcentage d’énergie : un apport de 10 à 15 % de l’énergie quotidienne couvre généralement les besoins d’un adulte, ce qui représente environ 50 à 75 g de protéines pour une personne consommant 2000 kcal. Cette fourchette varie selon l’âge, le sexe, le niveau d’activité physique et d’éventuels objectifs sportifs.
Les apports journaliers recommandés
Avant d’entrer dans le détail des sources de protéines végétales, il est essentiel de rappeler quelques repères :
- Un adulte moyen qui pèse 60 kg aura besoin d’environ 48 g de protéines par jour (0,8 g x 60 kg = 48 g/jour).
- Les sportifs, les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes âgées pourraient nécessiter un apport plus élevé, pouvant aller jusqu’à 1,2 g voire 1,5 g de protéines par kilogramme de poids corporel en fonction des cas et des préconisations médicales.
Ces chiffres sont des estimations. Il est toujours conseillé d’écouter son corps, d’ajuster progressivement et, si nécessaire, de consulter un professionnel de santé ou un diététicien.
Les besoins dépendent aussi de l’étape de la vie. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la part des protéines peut dépasser 15 % de l’énergie quotidienne pendant l’adolescence, chez les sportifs et chez les personnes qui développent activement leur masse musculaire. À l’inverse, un apport très élevé peut solliciter l’organisme, en particulier les reins. Pour la plupart des adultes, aucun excès n’est nécessaire : l’objectif est de couvrir les besoins, pas de les dépasser. Les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes âgées ont intérêt à ajuster leur apport avec un professionnel, afin d’adapter la qualité et la quantité des protéines à leur situation.
Les différentes sources de protéines végétales
Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible de couvrir ses besoins en protéines grâce à une alimentation exclusivement végétale. Les légumineuses, les céréales, les oléagineux, les graines et les alternatives végétales (tofu, tempeh, etc.) permettent de disposer d’un large éventail de sources protéiques variées.
Un avantage pratique de cette diversité : elle s’adapte bien aux saisons et aux produits locaux. Les légumineuses sèches sont bon marché, se conservent longtemps et apportent beaucoup de protéines par portion, tandis que les graines et les fruits à coque s’ajoutent en un instant comme garniture. Les sections suivantes passent chaque catégorie en revue, avec des repères pour 100 g, afin de composer vos repas en connaissance de cause.
1. Les légumineuses
Les légumineuses sont souvent au cœur de l’alimentation végétarienne. On y trouve notamment les lentilles (vertes, brunes, corail), les pois chiches, les pois cassés, les haricots (rouges, noirs, blancs, pinto, etc.) et les fèves. Voici quelques points importants :
- Richesse en protéines : la teneur en protéines de la plupart des légumineuses varie entre 8 g et 10 g pour 100 g de légumineuses cuites.
- Apport en fibres : elles sont également riches en fibres, ce qui favorise la satiété et contribue à une bonne santé digestive.
- Autres nutriments : elles fournissent des minéraux tels que le fer, le magnésium et le zinc, ainsi que des vitamines du groupe B.
Exemples de portions : une portion standard de lentilles cuites se situe généralement entre 80 et 100 g (environ une petite louche). Selon vos besoins énergétiques et protéiques, vous pouvez ajuster la quantité.
2. Les graines
Les graines, bien que de petite taille, sont de véritables concentrés de nutriments et de protéines :
- Graines de chanvre : contiennent environ 31 g de protéines pour 100 g. Elles sont également riches en oméga-3.
- Graines de courge : environ 30 g de protéines pour 100 g, mais attention à la teneur calorique.
- Graines de tournesol : environ 21 g de protéines pour 100 g.
- Graines de sésame : environ 17 g de protéines pour 100 g et riches en calcium.
- Graines de lin : autour de 18 g de protéines pour 100 g, elles apportent également des oméga-3.
Ces graines peuvent agrémenter vos salades, vos soupes et vos plats principaux. Elles sont également délicieuses en purée (tahini pour les graines de sésame) ou saupoudrées sur une tartine.
3. Les fruits à coque
Les fruits à coque (amandes, noix, noix de cajou, noisettes, pistaches, etc.) possèdent une belle teneur en protéines et en graisses insaturées de bonne qualité :
- Amandes : environ 21 g de protéines pour 100 g.
- Noix de cajou : autour de 18 g de protéines pour 100 g.
- Noix : environ 15 g de protéines pour 100 g, riches en oméga-3.
- Pistaches : jusqu’à 20 g de protéines pour 100 g et source intéressante de potassium.
Une portion moyenne de fruits à coque se situe aux alentours de 30 g pour éviter un excès calorique. Intégrez-les dans vos céréales du matin, dans des barres énergétiques maisons ou en garniture de salades.
4. Les céréales et pseudo-céréales
Les céréales (blé, orge, avoine, riz, etc.) et les pseudo-céréales (quinoa, sarrasin, amarante) contiennent également des quantités intéressantes de protéines végétales :
- Quinoa : environ 14 g de protéines pour 100 g, réputé pour sa teneur en acides aminés essentiels.
- Sarrasin : environ 12 g de protéines pour 100 g, sans gluten.
- Avoine : environ 13 g de protéines pour 100 g, bonne source de fibres solubles.
- Riz complet : environ 7 g de protéines pour 100 g cuit, tout en fournissant des fibres et des minéraux.
En plus des protéines, ces aliments offrent des glucides complexes, indispensables pour apporter de l’énergie à la journée.
5. Soja et dérivés
Le soja est l’une des sources de protéines végétales les plus complètes. Ses dérivés se déclinent sous différentes formes :
- Tofu : peut contenir entre 8 et 12 g de protéines pour 100 g selon la marque et la texture (ferme ou soyeux).
- Tempeh : fabriqué à partir de graines de soja fermentées, environ 18 g de protéines pour 100 g.
- Protéines de soja texturées : la variété déshydratée contient jusqu’à 50 g de protéines pour 100 g lorsqu’elles sont sèches, mais il faut tenir compte de la réhydratation.
Ces alternatives peuvent se cuisiner de multiples façons : sautés, marinades, ragoûts, grillés, etc. Le tempeh, par exemple, possède une saveur légèrement plus prononcée et une consistance plus compacte que le tofu. Les inquiétudes autour du soja (phytoestrogènes, hormones) reviennent souvent : nous les passons en revue dans notre article sur les fausses croyances au sujet du soja.
6. Seitan et protéines de blé
Le seitan, fabriqué à partir de gluten de blé, se distingue également par une forte teneur en protéines (jusqu’à 25 g pour 100 g). Il possède une texture ferme qui rappelle celle de certaines viandes et il absorbe aisément les saveurs des marinades ou des sauces. Attention toutefois pour les personnes souffrant d’intolérance au gluten : le seitan n’est pas adapté. Comme il est presque exclusivement composé de gluten, le seitan est riche en protéines mais pauvre en fibres et en minéraux. Mieux vaut donc l’associer à des légumineuses ou des légumes plutôt que d’en faire sa seule source de protéines.
7. Spiruline et autres algues
La spiruline est une algue microscopique, souvent commercialisée sous forme de poudre ou de comprimés. Sa concentration en protéines varie de 55 à 70 g pour 100 g. Elle est également riche en fer, en bêta-carotène et en certaines vitamines du groupe B. D’autres algues comestibles comme la chlorelle et la nori contiennent également des protéines, même si on les consomme souvent en quantités plus modestes. Au-delà des légumineuses, d’autres pistes existent : voyez trouver des protéines hors légumineuses (graines, pseudo-céréales).
Combiner différentes protéines pour un profil complet
On parle souvent de “protéines complètes” pour désigner celles qui contiennent tous les acides aminés essentiels en proportions suffisantes. Dans le monde végétal, quelques aliments sont qualifiés de “complets” (notamment le quinoa et le soja), mais la plupart des sources végétales sont un peu plus pauvres en un ou deux acides aminés. Les légumineuses manquent surtout de méthionine, tandis que les céréales sont moins riches en lysine.
C’est de là qu’est née l’idée qu’il faudrait absolument associer céréales et légumineuses au cours d’un même repas. Cette croyance, popularisée dans les années 1970, a depuis été révisée. Le principe des “protéines complémentaires” reste juste, mais il n’est pas nécessaire de combiner les sources à chaque repas. Comme le rappelle la synthèse de référence sur les protéines complètes, tant que l’alimentation est variée sur la journée et couvre les besoins caloriques, l’organisme reconstitue lui-même le bon profil d’acides aminés à partir de ses réserves. Autrement dit, la plupart des gens n’ont pas à se soucier de la complétude d’un aliment pris isolément.
En pratique, il suffit donc de varier ses sources d’un repas à l’autre :
- Combiner céréales et légumineuses au fil de la journée (riz et lentilles, houmous et pain complet, semoule et pois chiches). Notre guide dédié explique comment combiner céréales et légumineuses efficacement.
- Associer des graines ou des fruits à coque à vos plats pour diversifier les acides aminés.
- Ajouter du tofu, du tempeh ou d’autres produits à base de soja, qui possèdent déjà un profil complet.
Il n’est pas obligatoire de réunir toutes ces sources dans un seul repas. Tant que les apports quotidiens comportent suffisamment de diversité, votre corps reçoit tous les acides aminés dont il a besoin. Pour aller plus loin, voyez aussi comment varier les sources de protéines végétales.
Un exemple de journée équilibrée illustre bien le principe : au petit-déjeuner, des flocons d’avoine avec des noix et des graines ; au déjeuner, un plat de lentilles ou de pois chiches accompagné de pain complet ou de riz ; au dîner, du tofu ou du tempeh avec des légumes et une portion de céréales. Sans chercher à combiner volontairement, une telle journée couvre sans peine tous les acides aminés essentiels et apporte en prime des fibres, du fer et d’autres minéraux. C’est là toute la force d’une alimentation végétale : la variété remplace le calcul fastidieux des valeurs nutritionnelles.
Portions recommandées et équilibre alimentaire
Pour planifier vos menus végétariens et veiller à recevoir suffisamment de protéines, il est intéressant de connaître quelques repères de portions :
- Légumineuses : 80 à 100 g cuites par portion individuelle (environ une louche).
- Céréales : 60 à 80 g de céréales sèches par personne, ce qui correspond à environ 150 à 200 g une fois cuites.
- Tofu, tempeh, seitan : 100 à 150 g par portion individuelle.
- Fruits à coque et graines : 1 à 2 cuillères à soupe (15 à 30 g) par repas selon vos besoins.
Évidemment, ces chiffres varient selon vos besoins caloriques et vos dépenses énergétiques. L’idée est surtout de fournir un socle de référence et de laisser à chacun la possibilité d’ajuster.
Une précision pratique : les grammes indiqués se rapportent le plus souvent à l’aliment cuit ou prêt à consommer, pas à la seule teneur en protéines. Une portion de 100 g de lentilles cuites apporte donc environ 8 à 9 g de protéines, et non 100 g. Cette distinction aide à garder des attentes réalistes et à bien évaluer les portions. Selon que l’on cherche à prendre du muscle ou à perdre du poids, on ajuste les quantités vers le haut ou vers le bas sans changer la structure des repas. L’assiette reste ainsi équilibrée pendant que la quantité totale s’adapte au besoin de chacun.
En pratique, inutile de compter chaque gramme. L’Organisation mondiale de la santé recommande de raisonner par groupes d’aliments plutôt qu’en valeurs nutritionnelles précises : une portion de légumineuses à la plupart des repas principaux, une poignée de fruits à coque ou de graines par jour et des céréales complètes régulièrement suffisent à la grande majorité des adultes. En cas de doute, estimer grossièrement ses apports sur quelques jours suffit souvent à constater qu’une alimentation végétale variée couvre les besoins sans difficulté, sans complément pour les protéines elles-mêmes.
Quelques astuces pour optimiser l’absorption des nutriments
Pour maximiser les apports et l’absorption des protéines et minéraux dans une alimentation végétale, il existe quelques astuces :
- Faire tremper les légumineuses : le trempage réduit les antinutriments tels que l’acide phytique et facilite la digestion. Le sujet est détaillé dans notre article sur les bienfaits du trempage et de la germination des légumineuses.
- Utiliser des préparations fermentées : la fermentation (tempeh, miso, pain au levain) améliore la biodisponibilité de certains nutriments.
- Ajouter de la vitamine C : consommer une source de vitamine C (citrons, poivrons, kiwis) aux repas augmente l’absorption du fer végétal. Nos astuces pour optimiser l’absorption du fer végétal vont plus loin sur ce point.
- Varier les modes de cuisson : cuire à la vapeur, sauter, mijoter ou griller pour diversifier les textures et saveurs.
Ne pas oublier les micronutriments sensibles
Se concentrer sur les protéines ne doit pas faire oublier quelques nutriments qui demandent une attention particulière dans une alimentation végétale, surtout chez les végans. Ces repères s’appuient sur les recommandations du service de santé britannique (NHS) pour l’alimentation végétarienne.
- Vitamine B12 : elle n’est présente naturellement que dans les produits d’origine animale. Les personnes qui consomment régulièrement des œufs ou des produits laitiers en couvrent en général les besoins ; les végans doivent recourir à des aliments enrichis (boissons végétales, levure alimentaire enrichie) ou à un complément. Voir notre guide sur la vitamine B12 : besoins et sources fiables.
- Fer : le fer d’origine végétale (fer non héminique) est moins bien absorbé que celui de la viande. Les légumineuses, les fruits secs, les légumes vert foncé, le pain complet et les céréales enrichies en sont de bonnes sources ; associer une source de vitamine C au même repas améliore nettement l’absorption.
- Oméga-3 : les graines de lin, de chia, l’huile de colza et les noix apportent de l’acide alpha-linolénique, un oméga-3 d’origine végétale.
- Calcium : produits laitiers, boissons végétales enrichies, tofu pris avec du calcium, légumes verts et amandes contribuent aux apports.
La distinction entre végétariens et végans est importante : qui consomme des œufs et des produits laitiers couvre déjà la vitamine B12, le calcium et une partie des protéines par ces aliments. Dans une alimentation strictement végane, ces sources disparaissent ; les produits enrichis et un complément de B12 ne sont alors plus une option mais une nécessité. Cette nuance explique pourquoi les affirmations générales sur “le régime végétarien” induisent souvent en erreur : les recommandations concrètes dépendent beaucoup du degré de restriction. Faire un point rapide sur ses propres habitudes aide à cibler les bons axes.
Ces points ne sont pas des freins au végétarisme, mais des repères pour construire des menus solides. En cas de doute, un professionnel de santé ou un diététicien peut proposer un suivi adapté.
Idées de recettes riches en protéines végétales
Passons aux choses concrètes avec quelques recettes faciles à préparer et qui garantissent un bon apport en protéines végétales.
Quand on manque de temps, ces plats se préparent bien à l’avance. Les légumineuses se cuisent en grande quantité et se congèlent en portions, si bien qu’un jour chargé il ne reste qu’une garniture et quelques légumes à ajouter. Notre guide sur le batch cooking de légumineuses réussi montre comment organiser trempage, cuisson et congélation. Une cuisine végétale riche en protéines reste ainsi réaliste et économique au quotidien.
1. Curry de pois chiches et épinards
Pour 2 portions
- 200 g de pois chiches cuits
- 100 g d’épinards frais
- 1 oignon émincé
- 2 gousses d’ail hachées
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère à soupe de pâte de curry rouge (ou votre mélange d’épices préféré)
- 200 ml de lait de coco
- Sel, poivre
Préparation
- Faites revenir l’oignon dans l’huile d’olive jusqu’à ce qu’il devienne translucide.
- Ajoutez l’ail, la pâte de curry et les pois chiches, puis mélangez bien.
- Versez le lait de coco et laissez mijoter quelques minutes pour que les saveurs se mélangent.
- Incorporez les épinards en fin de cuisson et laissez-les fondre.
- Assaisonnez avec du sel et du poivre.
Servez ce curry accompagné de riz basmati ou de quinoa pour une combinaison légumineuses-céréales.
2. Salade de quinoa, tofu et légumes croquants
Pour 2 portions
- 120 g de quinoa (sec)
- 150 g de tofu ferme
- 1 carotte râpée
- 1/2 concombre coupé en dés
- 1 poivron rouge émincé
- 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
- 1 cuillère à soupe de sauce soja
- 1 cuillère à soupe de vinaigre de riz
- 1 cuillère à soupe de graines de sésame
Préparation
- Faites cuire le quinoa selon les instructions du paquet. Rincez-le sous l’eau froide pour stopper la cuisson et réservez.
- Coupez le tofu en dés ou en lamelles. Faites-le dorer dans une poêle anti-adhésive avec un filet d’huile de sésame jusqu’à ce qu’il soit légèrement croustillant.
- Dans un bol, mélangez la sauce soja, le vinaigre de riz et éventuellement un peu d’eau pour allonger.
- Mélangez ensuite tous les ingrédients (quinoa, légumes, tofu). Arrosez de la sauce et parsemez de graines de sésame.
Cette salade colorée est aussi délicieuse chaude que froide, et peut être adaptée à votre goût en variant les légumes.
3. Soupe nourrissante aux lentilles corail
Pour 2 à 3 portions
- 160 g de lentilles corail
- 1 oignon émincé
- 2 carottes coupées en rondelles
- 1 gousse d’ail hachée
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 1 litre de bouillon de légumes
- 1 cuillère à café de curry ou de curcuma
- Sel, poivre
Préparation
- Faites revenir l’oignon, l’ail et les carottes dans l’huile d’olive quelques minutes.
- Ajoutez les lentilles corail et mélangez.
- Versez le bouillon de légumes et les épices. Laissez mijoter une quinzaine de minutes jusqu’à ce que les lentilles soient tendres.
- Assaisonnez selon vos préférences et servez chaud.
Vous pouvez garnir la soupe d’un peu de lait de coco pour la rendre plus onctueuse ou de quelques graines de courge pour un supplément de protéines et de croquant.
4. Tempeh mariné au tamari et légumes sautés
Pour 2 portions
- 200 g de tempeh
- 1 cuillère à soupe de sauce tamari (ou sauce soja)
- 1 cuillère à café de sirop d’érable
- 1 cuillère à café d’huile de sésame
- 1 gousse d’ail hachée
- Légumes au choix (brocoli, champignons, poivrons, etc.)
- Un peu d’huile pour la cuisson
Préparation
- Coupez le tempeh en tranches fines. Mélangez la sauce tamari, le sirop d’érable, l’huile de sésame et l’ail dans un bol.
- Faites mariner le tempeh dans cette sauce pendant 15 à 30 minutes.
- Dans un wok ou une poêle, faites chauffer un filet d’huile. Faites revenir les légumes choisis (légèrement croquants). Réservez.
- Dans la même poêle, faites dorer le tempeh quelques minutes de chaque côté pour le rendre croustillant.
- Remettez les légumes sautés et mélangez-les au tempeh avant de servir.
Accompagnez de riz complet pour un repas équilibré.
Conseils pour poursuivre une alimentation végétale équilibrée
Même s’il est essentiel de porter attention à son apport en protéines, n’oubliez pas les autres éléments clés qui participent à une santé optimale. Pour une vue d’ensemble des proportions à viser, notre pyramide alimentaire végétarienne offre un repère visuel utile.
- Les bonnes graisses : privilégiez les huiles végétales de qualité (olive, colza, lin) et les fruits à coque (amandes, noix, etc.). Pour bien choisir, voyez les 7 huiles végétales à toujours avoir.
- Les glucides complexes : grâce aux céréales complètes et aux légumineuses, pour un apport en fibres et en énergie durable.
- Les fruits et légumes variés : afin de disposer d’un large éventail de vitamines et de minéraux.
- L’hydratation : boire suffisamment d’eau et d’infusions pour aider l’organisme à bien fonctionner.
- Compléments alimentaires si besoin : de la vitamine B12 pour les végans, par exemple, en accord avec l’avis d’un professionnel.
Conclusion
Les protéines végétales sont accessibles et variées. Que ce soit à travers les légumineuses, les céréales, les graines, le tofu, le tempeh ou le seitan, vous avez une multitude d’options pour composer des assiettes riches en nutriments. L’important est de varier ces sources et de bien équilibrer ses repas tout au long de la journée.
En optant pour une alimentation végétale ou en réduisant la part des protéines animales, on contribue à préserver l’environnement, on découvre de nouvelles saveurs et on diversifie son alimentation. Il existe une grande créativité culinaire dans le monde végétarien : n’hésitez pas à expérimenter et à personnaliser ces recettes selon vos goûts, vos inspirations et les produits de saison.
Adopter ce chemin alimentaire n’a jamais été aussi stimulant. N’oubliez pas que chaque personne est unique. Prenez en compte vos besoins spécifiques, écoutez votre corps et, en cas de doute, consultez un professionnel de la santé ou un diététicien pour des conseils individualisés. Profitez de toutes ces délicieuses sources de protéines végétales et inventez-vous une cuisine riche en couleurs, en arômes et en bienfaits.
Questions fréquentes
Les protéines végétales sont-elles “moins bonnes” que les protéines animales ? Elles sont un peu plus pauvres en certains acides aminés pris isolément, mais une alimentation variée compense largement cet écart. Le facteur limitant, ce n’est pas la qualité d’un aliment unique, mais la diversité de l’assiette sur la journée.
Faut-il vraiment associer riz et lentilles à chaque repas ? Non. C’est une idée reçue tenace. Tant que vous mangez varié au cours de la journée et couvrez vos besoins caloriques, votre corps dispose de tous les acides aminés nécessaires. La combinaison au même repas reste une bonne habitude gustative, pas une obligation biologique.
Un sportif peut-il couvrir ses besoins avec des protéines végétales ? Oui, en augmentant simplement les quantités. Les besoins d’un sportif peuvent monter jusqu’à 1,2 à 1,5 g de protéines par kilo de poids corporel ; légumineuses, soja, seitan, graines et céréales complètes permettent d’atteindre ces niveaux.
Une alimentation végétarienne convient-elle aux enfants et aux femmes enceintes ? Oui, à condition qu’elle soit bien planifiée. Le service de santé britannique (NHS) souligne que les enfants et les femmes enceintes doivent veiller particulièrement au fer et à la vitamine B12, ces nutriments étant plus rares ou moins bien absorbés dans les sources végétales. Une alimentation variée, avec des légumineuses, des aliments enrichis et si besoin des compléments, couvre les besoins ; à ces étapes de la vie, un suivi par un professionnel est particulièrement utile.
Sources
- Organisation mondiale de la santé, Healthy diet (fiche d’information).
- NHS, The vegetarian diet.
- Wikipedia, Complete protein et Essential amino acid.